Les quatre fers en l’air, sans pitié

"La littérature peut tout et il faudrait reprocher aux écrivains peureux ou lâches de ne pas relever le défi qui émane du pouvoir de leur médium et des relations mentales privilégiées qu’il établit avec ses lecteurs, pour peu que ceux-ci se laissent manipuler ou persuader. La littérature de fiction te permet de piller les codes (linguistiques, culturels, moraux, sociaux, etc.) qui recréent la réalité dans les cerveaux des gens et transforment cet acte irrévérent, comme si ce n’était pas suffisant, en une fête dionysiaque et carnavalesque où tout ce qui est tenu pour sérieux et respectable est mis les quatre fers en l’air sans pitié. Et c’est, bien sûr, ce qui fait le plus de peur aux commissaires politiques culturels et à leurs fidèles serviteurs."

>>> Superbe entretien avec Juan Francisco Ferré à lire chez Le Feu Sacré.

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